La légende de Bagger Vance
( Réalisation : Robert Redford )
   

 


Synopsis :

En Géorgie dans les années 1930 . À l'occasion d'un tournoi de golf à Savannah, Rannulph Junuh, un jeune homme traumatisé par les horreurs de la Première Guerre mondiale, redonne un sens à sa vie grâce à Bagger Vance, un mystérieux caddie noir

 

   
           

 

 

 

"La légende de Bagger Vance" est sorti début 2001 en France . Comme il n'est pas venu jusqu'aux contrées lointaines où je réside, j'ai dû me rabattre sur les critiques, pour au moins savoir ce que les autres en pensaient .
De cette consultation il ressort que c'est un film gentillet, qui ne dérange pas pendant la projection, et qui facilite plutôt le sommeil après !
Bon, c'est un film de Robert Redford . Un film qui dégouline donc de bons sentiments, un pur produit d'une Amérique obèse nourrie au kechup (je sais même pas comment ça s'écrit, ce truc au goût infâme) et aux Mashmallows. Lorsqu'on me dit que Robert Redford fait des films métaphoriques,moi je veux bien, mais métaphoriques de quelle réalité? Avant que le ciel ne leur tombe sur la tête, les producteurs et réalisateurs Américains ne savaient pas trop ce que c'était que la vie; en tous cas ils en proposaient (ils le font toujours!) le plus souvent dans leurs films "grand public", une image déconcertante de niaiserie…
Alors faire de la métaphore comme la nouille fait de l'eau de cuisson de nouilles... Est-ce réellement captivant, indispensable ?

Reste que ce qui touche au golf ne peut pas nous laisser indifférents, et donc je suis allé glâner ici ou là des petites choses que je me fais un devoir de mettre en ligne ! Vous trouverez donc ci-dessous des critiques du film, qui ont été publiées sur le net .

Comme d'habitude, il y a un gouffre entre l'avis du public, du genre
"C'est l'histoire de la vie...il faut etre courageux face a soi-meme pour surmonter toutes les embuches qui se dressent devant nous. Un film merveilleux a reecouter... Pour les amateurs d'histoire de golf, Bobby Jones se ressemble enormement-meme son elan de golf est semblable- et Walter Hagen joue bien le role de troisieme violon." 10/1019-08-2001 - Robert J. Seguin - âge :(36-49) (sic!) , et l'avis des critiques patentés, du genre "Hélas, le film cumule les clichés du "drame sportif", un sous-genre dont il reprend avec une confondante naïveté les schémas les plus éculés (le champion écarté de la compétition, son retour à la vie grâce à la sagesse de son entraîneur et à l'amour d'une femme). Par ailleurs, Redford n'a reculé devant aucune incohérence pour se faire plaisir avec ce morceau de reconstitution nostalgique, à la gloire du Sud éternel et de la noblesse du golf. Les énormités du scénario et du casting (on vous recommande Matt Damon en has-been alcoolique qui n'a pas changé d'une mèche en dix ans) n'ont pas l'air de le gêner outre mesure pour filmer des balles de golf qui fusent dans le soleil couchant. Les acteurs sont tous exécrables, et le degré d'invention esthétique du film est comparable à celui qu'on trouve sur l'étiquette d'une bouteille de bourbon ou dans une pub Ralph Loren. Visiblement, Redford s'est surtout délecté de cet esprit club, style gentleman-farmer avec pull en V. Un film inconséquent et passablement endimanché. Grégoire Benabent ( http://www.chronicart.com/cine/cine_ensalles.php3?id=6368 ) !

Allez... Bientôt, je vous le promets, je vous donnerai à lire le chapitre 1 du roman, car ça c'est du solide !

M.Goubin

 
           
 


 

http://www.icimontreal.com/cgi-bin/niveau2.cgi?s=films&p=5792.
html&a=1

Le dernier film de Redford se complaît dans une morale indigeste alliant l'élégance du golf des années trente aux valeurs américaines dépassées. La musique est pompeuse, la direction d'acteurs, convenue et la narration, obligée, sans originalité. Le cinéaste semble avoir perdu son swing et nous arrive avec une oeuvre décevante, à mi-chemin entre Fields of Dream et Tin Cup. Matt Damon semble trop jeune pour se mesurer à ses deux partenaires. Will Smith semble quant à lui totalement absent. Il ne reste que la beauté stupéfiante de Charlize Theron pour soutenir un intérêt minimal tout au long du récit. La tournure de l'histoire flirte avec le conte "nouvel-âgeux". L'évolution invraisemblable du personnage de Matt Damon et le racisme ignoré de façon surprenante (nous sommes en Georgie en 1931, quand même) font en sorte que le film rate son trou d'un coup. Ce chemin de croix, où l'on a planté un ange gardien, ne restera dans nos souvenirs que pour la magnifique photographie et la reconstitution d'époque si évocatrice des années folles. Vivement un autre tournoi plus crédible
 
     
 

(...) Si légende il y a, ce n'en est certainement pas une de dire que Bob cultive un penchant pour les histoires où les personnages doivent surmonter de graves problèmes existentiels, et que ses thèmes de prédilection sont, en vrac: les valeurs morales, la droiture et le respect d'autrui. Que de bons sentiments et de bonnes intentions me direz-vous et si tout cela vous agace et vous dérange, passez votre chemin, car ce film ne déroge pas à la règle: il en est truffé. (...)
Côté mise en scène, les paysages photogéniques du "deep south", la reconstitution méticuleuse de l'Amérique des années folles (du brin d'herbe au vieux tacot), l'armada d'experts en tous genres et de conseillers techniques en golf (poussant le vice à étudier à la loupe les styles de jeu de Bobby Jones et Walter Hagen), offrent un film plus que léché digne d'un dépliant touristique de l'époque. On s'y croirait.
Sauf que c'est là que ça cloche: à trop vouloir mettre l'accent sur l'esthétique et exalter une nouvelle fois le discours sur les valeurs et mythes américains, Robert Redford se prend un peu les pieds dans le gazon. (...) Exit l'arrière-plan social de l'époque en pleine crise et marasme. A l'heure où la préoccupation de beaucoup était de survivre, celle de son héroïne se borne à sauver une fortune et des privilèges. Quant à Junuh, même en pleine déchéance, il ne semble manquer de rien. Passons aussi sur l'aspect "gentil noir" dans une région où même encore aujourd'hui l'abolition de l'esclavage est un vain mot. Toutefois, malgré ses maladresses et un aspect parfois trop romanesque, THE LEGEND OF BAGGER VANCE est un film où il est inutile d'être un inconditionnel de Tiger Woods vêtu de Lacoste pour payer son ticket.
Sylvie Jacquy
 
     
 



Démoli par la Grande Guerre, Rannulph Junuh s'enfonce dans la Dépression qui ronge le pays. Un tournoi de golf avec les plus grands lui redonnera goût à la vie.
Coup de mou pour Jeremy Leven (Don Juan de Marco) ou Will Smith, qui luttent contre leur bon naturel, réalisation figée de Redford, inconsistance du héros en golfeur traumatisé.
Cette histoire de rédemption sent le travail trop bien fait. Comme quoi on ne fait pas de bon film avec de bonnes intentions, tant pis pour le " swing authentique " qu'il convient de trouver en chacun de nous. Le réalisateur. Robert Redford est né à Santa Monica en 1937. Commencée au théâtre, sa carrière s'est ensuite poursuivie sur grand écran comme acteur, puis réalisateur (Des gens comme les autres, 80, oscar du réalisateur), réalisateur-producteur (Milagro, 87; Quiz Show, 93; ce Bagger Vance), réalisateur-producteur-acteur (Et au milieu coule une rivière, 91; L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, 98), producteur (Préjudice, Steven Zaillian, 98).

http://www.premiere.fr/fiche_film.php?
id_film=3746

 
     
 


Une boule, un trou, du gazon...
Agréable .
C'est la légende de Bagger Vance, avec en vedette Randolf Junuh et dont Hardy Greaves est le narrateur. Il y a de quoi s'y perdre pensez-vous, pourtant tout est finalement très simple puisque The Legend est l'histoire d'un caddie golfeur, d'un golfeur ex-golfeur et ex-héros et d'un enfant futur golfeur, réalisé par l'ex-Meilleur Robert Redford. What do I like about the film ? I like the way it dances… Evidemment The Legend of Bagger Vance n'est pas le plus grand film de Robert Redford. Le début est mollasson voire insipide, et comme Junuh dans sa partie de golf, on a du mal à entrer dans le match. Pourtant il y a cet ensemble de détails qui en fin de compte forment un tout, ce petit bout de magie que l'on retrouve dans telle façon de frapper le club de golf, tel regard, telle réplique malicieuse et qui rendent un charme très certain à ce film un peu décevant. Le grand atout c'est Will Smith, charismatique, mystérieux, mystique, discret et pourtant omniprésent. Il traverse l'écran, et c'est un ange qui passe. La malice dans ses yeux, son humilité, sa démarche sont de réelles merveilles. C'est lui qui donne au film toute la magie dont il aurait manqué en son absence. Gageons que lui-même est en route pour la légende…
(...)
Un tournoi de golf peut-il rendre son âme à celui qui l'a perdue, et l'enthousiasme à toute une population dépressive ? Quand le sport en question est le golf, on dirait que oui (du pain et des jeux ?)… Il paraît que le golf est comme la vie, un jeu où l'on ne peut pas gagner, mais seulement jouer. (...)Redford emballe les bonnes intentions, en fait un peu trop parfois avec la mise en scène mais on suit, parce que c'est beau, c'est gentillet et optimiste. Et que ça fait du bien. The Legend of Bagger Vance ne restera pas dans la mémoire collective, cependant le moment est agréable. Alors pourquoi le nier ou s'en priver ? (...)

 


http://www.chroniscope.com/
cinema/baggervance.php


Vous tenez vraiment à les voir en grand ? Si oui, écrivez-moi !